AccueilRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Las Vegas Parano

Aller en bas 
AuteurMessage
Icare
■ Nébuleuse ■
|Black Parade|

avatar

Messages : 99
Date d'inscription : 13/02/2011
Age : 31
Monde : Who knows ?
Classes : Trick or treat ?
Gils : 100

Fiche RPG
Level: 4
HP:
Las Vegas Parano Left_bar_bleue760/760Las Vegas Parano Empty_bar_bleue  (760/760)
MP:
Las Vegas Parano Left_bar_bleue1040/1040Las Vegas Parano Empty_bar_bleue  (1040/1040)
Las Vegas Parano Empty
MessageSujet: Las Vegas Parano   Las Vegas Parano I_icon_minitimeMar 8 Mar - 23:38

Mommy doesn't have a head anymore
Keep it underneath my bed on the floor
Well that's alright though, that's ok
She never really used her head anyway


L’heure du divertissement ! Au détriment des autres. Surtout au détriment des autres fufufu ~

Icare déployait ses noirceurs évanescentes, lui aussi, en terrain bien connu ; le rêve qu’un autre avait façonné, où il se déplaçait avec aisance, où il suivait à la trace ; mais l’on n’aurait su dire quoi. Qui ? Il allait négligemment sur les pavés, mains dans les poches et épaules affaissées, le nez distrait par la lueur des réverbères, frémissant comme la trompe d’un papillon. Derrière lui, le long des murs, son ombre, sa fameuse ombre plus grande que lui caracolait gaiement, rayonnait en roues élégantes puis s’arrêtait pour renverser la tête en arrière, rire sans bruit, repartir enfin. Parfois, elle lui donnait un croc-en-jambe, et le Funambule trébuchait, s’apparentait à un bouffon perché sur des échasses inégales en se ressaisissant. Quelque peu bouleversé par l’entorse faite à sa mécanique, il affichait d’abord l’air soucieux et incertain du petit garçon qui subit ; ensuite il se résignait, pouffait malgré tout, sans se soucier de regarder l’alentour. Le cœur restait léger.


La fenêtre qu’il convoitait, évidemment, n’émettait plus de lumière. Elle l’appelait d’une autre manière ; une alarme, une stridence, peut-être même une odeur ; une présence qu’il croyait connaître et qui allumait en lui une flambée irritante d’antagonisme et d’harmonie. C’était une sympathie impure, qui épinglait diverses bribes de sa mémoire, un... attachement avec arrière-goût. Il grimaça un peu, et son ombre lui administra une tape dans le dos ; il la vit sur le mur qui mimait une ruade, comme pour l’exhorter à rejoindre le cercle, là-haut. Icare eut une moue d’abnégation et de lents hochements de tête. Déjà, le spectre de la taquinerie lui caressait la joue, invite supplémentaire à son tempérament de petit diable ; une impulsion, et il s’envolait.

Welcome to Las Vegas Parano ♪

Un terrain de jeu. Un immense terrain de jeu. Telle est la place où les victimes crieront et où l'Enténébré Confiseur gloussera de plaisir. Une place qui sort peut-être tout droit de l’inconscient du bouffon démoniaque, une place qui réagit aux pensées et aux envies d’une seule personne. Dans tous les cas possibles et inimaginables, cette place existe et en voila la description. Imaginez un terrain de jeu pour enfant. Vous savez, celui où ils montent par un petit mur d’escalade faite de pierre joliment arrondi pour aller glisser sur un mignon toboggan. Celui où ils montent à l’aide de blocs empilés, pour passer ensuite dans un pont de singe, enfin, il me semble que cela soit son nom. Ce pont constitué uniquement de cordes très dur. Nul besoin d’autres descriptions pour le moment. Du moins… pour cet endroit totalement imaginaire et n’existant pas en cet endroit du Voïd. Ah oui, ici on est sur Gaïa... Enfin, il croit. Son ombre affiche un spectral rictus et lui tire la joue en pointant du doigt le Gold Saucer.

Un p'tit bonbon pomme cigue ♪ Une réglisse whiksy ♫ Et une exctasy tagada ... Il s'endort le nez dans l'herbe bleue. A moins qu'elle soit verte ? Ou alors s'agit-il d'herbe artificielle ? Sans trop se poser de questions, il redressa la tête ; comme il était allongé sur le ventre, il avait piquer un p'tit somme.

« Aah ! »

Icare eut un sursaut et tourna la tête sur sa droite. Il vit ce qui se tenait à quelques pouces de son visage, et poussa un gazouillement en reculant. La créature le regardait fixement de ses grands yeux vides. Sa tête toute ronde reposait sur un corps qui paraissait mou ; on aurait dit une poupée de chiffon à l'effigie d'un être humain. Un cœur en tissu rouge était cousu grossièrement sur ce qui lui servait de poitrine. Elle se tenait debout en fixant le nécromancien, mais ne respirait pas, ne bougeait pas. Cette chose était-elle vivante ? Le garçon qu'il était, tendit lentement la main vers elle.

« Aah... »

La poupée avait ouvert sa toute petite bouche ovale, comme pour parler, mais seul ce son en était sorti. Il était toutefois clair comme du cristal. Elle tendit une petit patte, qui devait certainement servir de main, et effleura la paume d'Icare. La créature fit deux pas maladroits en tendant la patte vers le front du croquemitaine saoul. Elle l'agita vers le bas, comme si elle voulait qu'il se penche vers elle. Ce qu'il fit. Cette chose ne devait pas être bien dangereuse, alors à quoi bon se méfier ? Il se figea et ouvrit grand les yeux au contact de la patte en tissu de la créature, laquelle ferma ses petits yeux ronds en faisant mine de se concentrer. Durant une fraction de seconde, Icare crut entendre un faible murmure dans sa tête. Cela s'estompa avant qu'il eut le temps d'en comprendre un seul mot. La créature réessaya encore deux fois et la voix s'amplifia dans sa tête, qui crut reconnaître quelques bribes de phrases. Mais elle s'écarta de lui, visiblement indécise. La poupée de chiffon glissa sa patte sous la main du folâtre. Elle était deux fois plus petite que lui mais à la grande surprise du garçon, elle parvint à le tirer en avant, derrière elle.

« Tu veux me montrer quelque chose ? » lui demanda Icare, ce à quoi la créature répondit par son sempiternel «Aah».

Bien sûr, la créature ne lui répondit pas, mais elle se retourna et s'approcha de lui en poussant de petits cris. Elle semblait inquiète. Et il y avait de quoi... Elle posa ses mains sur le front de l'enfant et les mots qui résonnaient dans sa tête disparurent aussitôt. C'était comme si elle les avait absorbés. Un chocobo était en train de lui picorer la tête. N'ayant jamais vu d'oiseau aussi volumineux, Icare regardait la scène avec amusement. La petite créature hurlant sur l'animal qui visiblement la faisait souffrir. Un feu d'artifices éclata non loin des protagonistes, ce qui capta l'attention enfantine du nécromancien. Commençant à s'éloigner, la marionnette en tissu le rattrapa en sifflant toujours son petit cri.

« Si seulement tu pouvais me dire qui tu es... soupira-t-il en la laissant faire sans broncher, et il tenta tout de même de se présenter. Je m'appelle Icare. »

« Aah ?! Aah !»

« Icare. I-C-A-R-E ‼ » répéta l'enchanteur noir en se désignant d'un petit geste.

« Aah ‼ »

La poupée imita son geste en répétant la même onomatopée plusieurs fois de suite. C'était son nom ? Étrange...

« Très bien, «Aah» » fit-il en hochant la tête.

Malgré toute son étrangeté et son semi-mutisme, Icare trouvait la poupée attachante. Elle l'avait approché sans l'intention de lui faire la morale ou de lui dire ce qu'il devait faire. Elle l'avait traité en égal, avec de la gentillesse et de l'amabilité, à sa manière. Peut-être... pourrait-il s'en faire une amie...
Lorsqu'il lui posa la question, le visage cousu de fil blanc d'Aah parut s'éclairer. Elle sautilla sur place en s'exclamant, puis se remit à effleurer le visage du nécromancien. Devait-il la considérer comme une enfant ? Elle n'avait même pas apparence humaine. Mais non surpris de ce que le monde pouvait regorger, il s'en accommoda. Vive les créatures, les monstres dans les placards et sous le lit. Bien décidé à les rencontrer, il suivit sa nouvelle amie au cœur de ce pays merveilleux qu'est le Gold Saucer.


Daddy called me a silly boar
Bet he won't say that anymore
'Cause the way his body is severed in two
His vocal cords are gonna be hard to use


Quoiqu'on en pense, le Croquemitaine qu'il est, est un être terriblement sentimental. Avec les sucreries, les objets, les endroits, et ses petites âmes. Aah par exemple, il ne lui avait jamais vraiment adressé la parole, vu qu'ils entretenaient une relation naissante mais, très belle et somme toute satisfaisante. Mais il l'aimait beaucoup, il ne saurait dire pourquoi, peut-être la cicatrice. Il n'était pas venu si souvent au Gold Saucer, mais à chaque fois il avait souhaité rencontrer une chose de la sorte dans le monde de l'amusement. Pour une fois qu'il n'essayait pas d'apprivoiser une nouvelle âme par un régime sucré ou de terreur. Peut-être qu'un jour il pourrait l'emmener chez lui, dans son Trip perché sur le Voïd. Cette nuit peut-être ? Il pourrait lui montrer les ballet silencieux des lanternes qui éclairaient l'eau opaque, les feuilles sombres et les écailles des alligators zombies. Mais si le rêveur n'appréciait pas sa ville ? Icare le savait, il serait trop vexé pour revenir un jour, et c'était déjà trop tôt pour courir le risque de ne plus la revoir. Sa petite poupée de chiffon.

Icare sortit de l'ombre de la porte d'une boutique, le plus naturellement du monde, comme s'il y avait toujours été caché. Les volets du magasin n'avaient pas été fermés, et la fenêtre déversait une généreuse quantité de lumière laiteuse. La lune y était bien plus froide que chez lui, comme si elle appartenait à un autre univers, un monde parallèle. Ce qui était parfaitement le cas quand on y réfléchissait. S'avançant vers la sortie après avoir acheté quelques sucres d'orge. La porte vola, rebondit contre le mur en un bruit de.. porte, le tout accompagné d'un cri affreusement soudain qui lui fit échapper un glapissement aiguë en réponse. Des projectiles indolores lui explosaient sur le dos, répandant une sensation liquide et froide qu'il connaissait trop bien. Encore ? Comme tout être bombardé par surprise, il resta parfaitement silencieux et immobile jusqu'à ce que les salves cessent. Ce fut seulement en écartant lentement les bras qu'il vit les couleurs au rayon de lune. Il se sentait un peu comme un oiseau emmazouté.


« Pu-naiiiiiiise » laissa-t-il échapper doucement.


Il souleva prudemment une mèche de cheveux et observa à la faible lumière les tâches vertes violettes qui les maculaient désormais. N'eut été la sensation d'être recouvert de peinture, il en appréciait les couleurs. Seulement ensuite il accorda un regard à son agresseur, question qui ne l'avait pas inquiété plus que ça, qui d'autre que sa petite victime s'en serait pris à lui ?


« Hey fait gaffe chien de la casse ‼ » beugla t-il sur un petit enfant.

Pourtant celui-ci était dans son droit, il était dans le champ de paintball, c'était juste cette truffe d'Icare qui au lieu d'emprunter la porte de sortie de la boutique, avait ouvert l'arrière salle qui donnait accès à une attraction. Quand il s'aperçut brusquement que Aah ne disait plus rien. Détournant son oeillade vers la peluche, il s'aperçut que celle-ci était submergée par la peinture, et de ce fait, ne pouvait dire mot. Se mordant les lèvres d'énervement, il secoua sa quenotte jaune fluottée par la peinture et aggrippa Aah avant de la secouer comme un prunier.

« Aah ! Respires ! Aaaaaaah, noon ! »

Alors que la scène amusait les enfants, le Funambule allait rire aussi à leur détriment. D'un claquement de doigt, Icare fit apparaître deux poules-zombies. Leur ordonnant de picorer les chenapans pour sa vendetta personnelle. Alors que les hurlements de frayeurs retentissaient, lui se délectait.

Il n'était que Croquemitaine. Effrayant, jouant, moqueur !

Un être fait de vices et de plaisirs malsains. Il n'est qu’une ombre parmi les ombres. Un messager de morts parmi des morts claupi-clopants. Il ne sait ce qu'il, si ce n’est que qu'il est Lui et qu' il sait comment se faire plaisir. Le reste lui importe peu en définitive. Personne ici ne sait comment vivre, comment se faire plaisir… C’est triste mais qu’est-ce que sa personne aime se délecter de tous ces sentiments mauvais, ils l’entourent, ils le caressent, ils l’embrassent.

Mais il n'avait pas le temps de s'éterniser, Aah ne disait toujours mot. Il fallait trouver un médecin, un mage blanc ou un truc qui ferait l'affaire pour diagnostiquer le problème. Se mettant donc à gambader dans les ruelles de Gold Saucer, il se heurta à un individu. Coup du destin ? Possible, mais pour qui ? N'ayant pas pris la peine de réfléchir, il attrappa la poupée et l'agita devant l'inconnu en répétant à tue-tête :

« Faut soigner Aah ! M'sieur ! Soignez la !»


Watch my girlfriend come to the door
Chop off her head, she falls to the floor
Well watching my baby's jugular flow
Really makes my motor go
Revenir en haut Aller en bas
 
Las Vegas Parano
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Final Fantasy : Another Story :: » Zone RPG « :: 
Gaïa
 :: Gold Saucer
-
Sauter vers:  

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit