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 .• Hypnose •.

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Icare
■ Nébuleuse ■
|Black Parade|

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Messages : 99
Date d'inscription : 13/02/2011
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Monde : Who knows ?
Classes : Trick or treat ?
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Fiche RPG
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MessageSujet: .• Hypnose •.   .• Hypnose •. I_icon_minitimeVen 25 Fév - 20:28

.• Hypnose •. 625201hypnose

Ô comptes des milles et une nuits dépeinte par un firmament où devant tant de scintillement, dans ce monde putréfiant, la scène qui voltige au grès du bon vouloir de zéphyr n'apporte plus que le nihilisme, une onde lumineuse teinté d'une simiesquerie dont Icare jouera la pièce.Un fauteuil en velours pourpre feutré avec dessus une ombre chétive et raffinée. Qu'est-ce que c'est ? Viens et vois : un torse se lever doucement au rythme d'une respiration saccadée. Approche encore un peu et tu verras une cascade de cheveux mentholé contrastant avec le rouge violacé du canapé. Cette fois-ci tu es tout près et tu vois un doux minois dans un enchevêtrement d'étoffes. Cette douce mélopée qui lui traverse l'esprit l'emporte de force. Pourtant toi... Oui toi, tu vois bien qu'il ne veut pas y aller qu'il s'accroche de toutes ses forces au fauteuil que ses ongles griffent frénétiquement. Il résiste du mieux qu'il le peut, s'accrochant au dernier fils d'araignée qui le retient à la réalité. Mais c'est trop tard le fils se casse. Icare, tombe...et s'empêtre dans les filet de la magie. Welcome to The Trip.

Il se retrouve ici. Sur ce trône. Au milieu de nulle part. Entouré de vide et de silence. Ses mains reposent sur des crânes et autres éléments formant, une fois assemblé, le corps d’un être. Pardonnez, il y a une erreur. Le corps de plusieurs êtres. Des chaînes sont enchevêtrées dans ce labyrinthe de calcium et d’histoire. Des morceaux de métal perdus dans les limbes de l’obscurité et recouverts eux-mêmes de plantes au moment de désespoir, semblant s’émouvoir et pleurer. Un trône plutôt typique de la personne se trouvant dessus. Car cet être n’est plus l’âme d’avant. Toi aussi tu le ressens hein ?! Non ? Allons, un effort que diable... Ressens-tu le monde qui se compresse, qui se resserre, dans un étau indécelable, impalpable ? Les fils de fer à peine tangibles ligotent tout sur leur passage dans un torrent dévastateur et despotique. Ils lacèrent l’épiderme, déchiquètent la chair, s’attaquent sans relâche à ces os blanchâtres qui forment le pauvre squelette en proie à toutes les calamités. Les maux, les mots… Tout est lié, rien n’est à exclure. Ah méphistiphélique lied résonnant ♪

Le monde tourne à une vitesse si lente que les secondes sont difficiles à égrener et à ressentir. Il y a la peur, il y a l’angoisse. Il y a l’envie de hurler à l’univers sa présence pour qu’il ne la néglige et ne l’écartèle pas sous une cascade d’infortunes. Mais les cris se répercutent dans un vide froid et glacial qui grignote l’esprit. La psychée subit le tourment le plus affreux. La folie, vague silhouette méphistophélique, éclate dans un rire sardonique et pur. Elle va te manger ! Te dévorer ! Faire de tes pauvres restes une carcasse méconnaissable et pathétique. Rien ne restera. Tout ne sera plus que songes et fantasmagories tandis que la Raison abandonnera le corps pour partir en quête de nouvelles aventures. Dans la nuit froide, les zombies crient et hantent son royaume d'enfants. Assis royalement, cet être est le pur produit de rêves, de hantises et d’imagination. Sa peau est d'albâtre et de glace, la neige veine froide et sanglante, volutes presque figés dans l'atmosphère. Le monde est cristallisé dans un geste, inspiration retenue. Les heures ne se comptent plus. Ni les douleurs. Plus rien n'est explicable, ni descriptible, ni arrêtable. Il est possible de rester mort pendant des jours.La conscience est incertaine. L'atmosphère aussi est immobile, paupières mi-closes. L'hiver est un caveau et un linceul, paisible, et silencieux. Aujourd'hui, Icare sera Hiver ! Il ne mangera que des sucreries à la menthe forte.


Un cri. Un Intrus. Un jouet. Un nouveau trophée.


« Il court, il court, le furet, le furet du bois joli…»

Ahanement. Tremblement. Dans les rues sombres et labyrinthiques, le son se perd. La voix s’éclate contre ses tympans faisant frémir chaque partie de son corps. C’est moqueur, c’est mauvais, ça fait peur, c’est l’horreur qui, du bout des doigts, tétanise chaque partie du corps du fuyard. Et pourtant il fuit, un peu loin, un peu plus vite. Les jambes qui tremblent et les doigts, appuyés sur le crépi, qui râpent et qui dérapent, qui s’arrachent et qui s’éraflent. L’air qui siffle aux oreilles. Et il savait. Et il sentait, que la vie s’échappait.

« Il est passé par ici…»

Un gloussement. Virevolte, sourire, courbette. Visage avenant, un sourire tendre, un sourire doux. Les jambes qui se dérobent, petite proie, tu tombes. Le Confiseur qui tend les bras, visage fraternel, visage amoureux. Sous ses traits se dessinent des milliers de visages aimés, et la proie tente de s’échapper. Les ongles crispés sous la peau, petits poignards dans la chair.

« Et il s’arrêtera, là ! »

Il voit avec effroi s’ouvrir sa cage thoracique. Et les doigts froids enserrent son cœur. La victime suffoque, l'innocence pleure. Les doigts arrachent et il sent la douleur infiltrer toutes ses veines. Et il hurle. Il hurle à s’en déchirer la gorge, il hurle à s’en faire saigner les cordes vocales. Il hurle, il hurle, il hurle. La marée sanguinolente qui remonte dans ses poumons, le cœur qui bat dans des mains inconnues.

Le monde est écarlate. Le monde est fraise tagada. Lui il est Roi !

« Une souris verte », sifflote-il machinalement tout en suivant l’escalier, l’air absent. « Qui courait dans l’herbe…»

Et dans le vide alentour, sa voix rauque se brisa contre les flancs gelés de la montagne. Dieu qu’il avait froid. Ses lèvres bleuies laissaient échapper de temps en temps une buée dense d’une blancheur sourde et, s’il avait été vivant, sans doute se serait-il inquiété du risque d’hypothermie, peu couvert comme il l’était. Seulement, il n’était pas vivant comme il n'était pas mort, tout juste un confiseur doublé d'un fossoyeur, et les corps froids et inanimés, il n’y avait que cela qu’il fréquentait. Il lui sembla entendre un bruit, derrière lui, il ne s’en formalisa pas. Tout au plus accéléra-t-il un petit peu le pas, grimpant rapidement jusqu’au sommet d'une colline, jusqu’au bord de la plateforme et c’est là, seulement là, qu’il prit la mesure de son imbécillité. Parce que c’était dangereux, réellement, et qu’il ne s’en apercevait que là. Là où le vent le poussait vers le vide, là où il était acculé. Ce n’était pas bon, pas bon du tout. N’importe qui pouvait surgir et Icare savait d’expérience qu’il n’aimerait pas ce n’importe qui. Il n’avait pas tout à fait tort.

Il espéra le temps d’une seconde que cela ne se produirait pas. Il ne voulait pas de sang, pas de violence, pas de temps perdus. Aujourd'hui c'était le jour de Chaos pas le sien, alors il fallait s'abstenir de zigouiller tout le monde. Peut-être irait-il à la messe. Il voulait savoir où était Ziggy son Mog zombie de compagnie, savoir qui était son visiteur nocturne, savoir pourquoi lui, pourquoi maintenant. Savoir, juste. Il y eut du bruit au sommet de la colline, Icare demeura silencieux. Appuyant ses yeux, la respiration coupée par l’excitation de rencontrer un nouveau jouet. Que serait-il cette fois ?


« Je t'ai attrapée par la queue », se murmura t-il. « Je voudrais te montrer à mes yeux. »

Et sa voix gazouillait, et l’incompréhension vrillait son regard.

« Tu es sorti du nid de farfadet qui grossit dans ma colline ? »

Question innocente, enfantine, presque, et Icare aurait pu ressembler à un gamin perdu si ses yeux qui entamaient son visage ne rappelaient que trop à quel point, à vingt ans, on ressemblait déjà à un adulte. Il voulait croire, pourtant, qu’il y avait bien un nid de farfadet dans sa colline, des arbres qui poussaient des cheveux des êtres aimés, des cœurs qu’on pouvait attraper. Il voulait croire. Il savait bien pourtant, que, tout comme Ziggy, l’être en face de lui était autre chose.

« Dis-moi, le farfadet. Tu connais Ziggy ? »

A n'en point douter. L'hypnose était lancée. Le jeu macabre débutait.
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